C'est loin l'Australie, surtout quand on en revient. Dur, dur, 28 heures d'avion... surtout sans être capable de dormir! C'est ce qu'on avait l'air, mon amie et moi en escale à Toronto.
Après une semaine à l’heure du Québec, il me reste encore à m’habituer à :
Entendre tout le monde parler français autour de moi
Cesser de dire mes pensées à voix haute puisque maintenant, les gens peuvent comprendre
Faire une épicerie pour un horizon de plus de 24h, et considérer que j’ai un frigo pour conserver les aliments
Utiliser les accents sur un clavier d'ordinateur
Brancher des appareils électriques sans adaptateur
Choisir le linge pour m’habiller autrement que parmi 2 culottes et 4 gilets
Au fait que c’est le printemps et non l’automne
Trouver que les enjeux locaux ont un intérêt
Tous ces gens qui me disent simplement : « pis, ton voyage? » comme si on pouvait résumer 4 mois aussi denses en une phrase
Rencontrer des gens que je connais peu ou pas qui me disent avoir lu mon blogue
Tous ces gens qui m’approchent en me demandant si j’ai encore des bibittes (voir le texte « Ne jamais dire que ça peut pas être pire ») (et d’ailleurs, non, je n’ai plus de bibittes)
Retourner à la vie quotidienne, routinière, répétitive.
Ne pas comprendre les blagues des gens sur l’actualité (j’ai eu beau aller aussi souvent que possible sur le site des nouvelles de Radio-Canada, j’en ai quand même raté plusieurs.)
Alors que depuis 4 mois mon ordinaire était fait de découvertes extraordinaires, à la maison, c’est la vie ordinaire que je trouve désormais extraordinaire. J’adore prendre soin de mes plantes, recevoir mon journal à la porte, écouter la radio, me préparer mon thé dans ma théière, dormir dans mon lit.
On est si bien à la maison.
Quand est-ce que je repars?
À suivre!
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