mardi 29 mai 2007

On est si bien à la maison

Mon plus beau souvenir de l'Australie: une promenade à dos de chameau au lever du soleil à côté de Uluru, dans le désert du centre.


C'est loin l'Australie, surtout quand on en revient. Dur, dur, 28 heures d'avion... surtout sans être capable de dormir! C'est ce qu'on avait l'air, mon amie et moi en escale à Toronto.







Et notre arrivée, presque triomphante, à Québec.

Je n’ai jamais été si émue de voir de l’asphalte que cette fois-là. C’était celui de la piste d’atterrissage de l’aéroport de Québec. Quand les roues de l’avion ont touché le sol, je me suis sentie reprendre contact avec mon chez-moi. C’était la semaine passée. Vingt-huit heures après avoir décollé de Sydney en Australie, j’étais épuisée, j’étais heureuse.

Après une semaine à l’heure du Québec, il me reste encore à m’habituer à :

Entendre tout le monde parler français autour de moi

Cesser de dire mes pensées à voix haute puisque maintenant, les gens peuvent comprendre

Faire une épicerie pour un horizon de plus de 24h, et considérer que j’ai un frigo pour conserver les aliments

Conduire à droite

Utiliser les accents sur un clavier d'ordinateur

Brancher des appareils électriques sans adaptateur

Choisir le linge pour m’habiller autrement que parmi 2 culottes et 4 gilets

Au fait que c’est le printemps et non l’automne

Trouver que les enjeux locaux ont un intérêt

Tous ces gens qui me disent simplement : « pis, ton voyage? » comme si on pouvait résumer 4 mois aussi denses en une phrase

Rencontrer des gens que je connais peu ou pas qui me disent avoir lu mon blogue

Tous ces gens qui m’approchent en me demandant si j’ai encore des bibittes (voir le texte « Ne jamais dire que ça peut pas être pire ») (et d’ailleurs, non, je n’ai plus de bibittes)

Retourner à la vie quotidienne, routinière, répétitive.

Ne pas comprendre les blagues des gens sur l’actualité (j’ai eu beau aller aussi souvent que possible sur le site des nouvelles de Radio-Canada, j’en ai quand même raté plusieurs.)


Alors que depuis 4 mois mon ordinaire était fait de découvertes extraordinaires, à la maison, c’est la vie ordinaire que je trouve désormais extraordinaire. J’adore prendre soin de mes plantes, recevoir mon journal à la porte, écouter la radio, me préparer mon thé dans ma théière, dormir dans mon lit.

On est si bien à la maison.

Quand est-ce que je repars?

À suivre!

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