samedi 7 avril 2007

La despedida de America latina: l’heure des adieux

La Pénélope Cruz est la porte-étendard de la chaîne Ripley. On la voit partout. Elle est venue au Chili il y a deux semaines. Elle a fait la Une de tous les journaux. Réussi comme campagne publicitaire.


Ma cabane au Chili. Troisième étage. C´est une des 25 tours d´habitation du quartier. J´ai demandé et ils m´ont dit que, oui, ça résistait bien aux tremblements de terre. Le faut, Santiago en vit 80 par jour en moyenne. Mais on en sent juste une fois aux 2-3 semaines. Me reste quelques heures pour en avoir un!


La vue bucolique de ma chambre. Bruit en sus.



Confirmer ou infirmer une hypothèse, c’est ce que veut le scientifique. Mon périple en Bolivie et au Chili était pour savoir quels étaient les impacts d’un gouvernement socialiste sur les sciences. L’heure des bilans est venue, à moins de 14h de mon départ du continent américain.
Souvent en Bolivie, j’ai eu cette impression que je cherchais quelque chose qui n’existait pas. La science, comme on l’entend chez nous, n’a presque jamais la possibilité d’exister là-bas. J’avais l’air d’une extraterrestre en disant le mot science. Il a même fallu que je m’entende sur sa définition avec le ministre de l’éducation responsable des... sciences. Mais le socialisme, lui, a des ancrages qui fleuriront sûrement dans les mois et les années à venir.
Souvent au Chili, mes questions sur le gouvernement dit socialiste étaient répondues par un grand rire. Ou des yeux révulsés et des soupirs. J’avais l’air d’une extraterrestre de parler de socialisme. Mais la science existe bien. Elle n’a pas les moyens de ses ambitions, mais elle existe.
Mais rien n’est blanc ou noir. Des scientifiques se débrouillent très bien en Bolivie, avec l’argent de l’étranger, et le Chili démontre un socialisme renouvelé, dont on pourrait discuter longtemps de la nature.
En parlant de tout cela ce soir avec mes amis chiliens, Anita a résumé, un peu à la blague, le résultat de ma quête.

En Bolivie, quelle science? Au Chili, quel socialisme?

Ça m’a bien fait rire. Un peu jaune. Alors qu’est-ce que je suis venue faire ici, dans deux pays qui n’avaient pas vraiment ce que je cherchais? J’ai confirmé des choses, et j’en ai infirmé d’autres. Fallait bien y aller pour le savoir, pour le vivre. Et force est d’admettre que j’ai vu bien plus que ce que je voulais d’abord y trouver.

Maintenant, alors que je commence à rassembler mes bagages pour une énième fois, ce n’est pas en bus que je pars. C’est pour un vol à travers le temps. Pâques n’existera pas pour moi en 2007. Je saute par-dessus jusqu’à l’Australie. Quand j’arriverai lundi, je devrai parler en anglais et me faire à un autre accent (alors que je m’étais finalement habituée à l’accent chilien!). Et, ah oui, ne pas oublier de regarder du côté DROIT de la rue avant de traverser.

Dernier mot espagnol appris : empeñada qui veut dire entêtée.
C’est le serveur qui m’a traitée de cela, alors que je demandais une crêpe au chocolat. Non, pas au dulce de leche, non, pas au manjar. Au chocolat. Bien oui, la gringa, elle est bien bizarre, et elle sait ce qu’elle veut, et ne veut pas.

Dernière bouffe chilienne connue : chorrillana: la poutine de par ici. Des frites, de l’oignon cuit avec des oeufs, et des cubes de boeuf. C’était les marins, en revenant au port de Valparaiso qui mangeaient ça. Aujourd’hui, c’est bien populaire chez les jeunes après être sortis veiller. Tiens, tiens, ça ressemble à chez-nous ça...
Bonne nouvelle en terminant: j`ai arrêté cette semaine de mettre la crème contre l´infection de la peau attrapée aux eaux termales de Charazani. Le traitement devait durer 10 jours. Ç a été deux mois. Enfin je peux mettre mes jeans deux fois sans les laver. Répétez après moi: jamais je ne me baignerai dans des eaux thermales, jamais je ne me baignerai dans des eaux thermales...

Allez, chao, on se revoit alors que je serai à 14h de décalage dans le futur!

Aucun commentaire: