Arrivée dimanche midi, en plein calme plat, j’ai su le lundi matin que j’entreprenais deux jours fériés nationaux. Rien n’était ouvert. Enfin, il y avait bien quelques restos, quelques rares kiosques dans les rues, mais aucun magasin. Les rues étaient presque désertes.
Ça m’a fait beaucoup de bien.
Pendant ma tournée de reconnaissance, j’ai eu une telle explosion de joie de voir un restaurant qui avait l’air d’un restaurant! Pas que ça n’existe pas à La Paz, mais c’est rare de trouver quelque chose qui ressemble à ce qu’on trouve au Québec, avec un vrai menu et des toilettes, en plus, complètes. Des références culturelles que je connais, quoi. Je suis aussi allée au cinéma. Il vient d’en ouvrir un il y a quelques semaines, le CinéCenter, une copie des mégaplex de chez-nous. (J’ai vu « Déjà vu », en anglais sous-titré espagnol. Bon choix.)
Cochabamba est une ville très différente de La Paz. L’architecture est coloniale. Beaucoup moins d’indigènes ici, en tout cas, moins de cholitas, ces femmes aux vêtements traditionnels. Et aussi, celles d’ici ont des jupes courtes et des chapeaux de paille(Quechua), contrairement aux jupes longues et chapeau melon de La Paz(Aymara). C’est aussi beaucoup plus contemporain, autant pour le look des gens que dans le fonctionnement. Dans les rues aux alentours, il y a des magasins, pas juste des kiosques sur le trottoir. Il y a des lumières aux coins des rues et elles sont presque respectées. Il y a des mini-bus aux routes identifiées et personne qui ne crie la destination par la fenêtre.
Mardi, je suis restée presque cloîtrée dans ma chambre, à écouter résonner les pétards continus. C’est que ces jours fériés sont des congés culturels pour rendre grâce à la Patchamama, la mère Terre, la Providence. Le monde s’achète des paquets d’offrandes préparés (avec les mêmes éléments utilisés par mon Kallawaya) et les font brûler devant ou dans leur magasin, en demande de protection et d’abondance. (Ça pue un peu partout) Et ils se tirent des ballounes d’eau dans les rues (depuis dimanche, ça n’arrête pas). Au total, j’en ai évitées 6, pour une reçue en plein ventre. Je trouve ça stressant de marcher dans la rue. C’est donc bizarre, hein, j’ai jamais eu peur de rien en Bolivie, sauf de me faire tirer des ballounes d’eau! Je prends des taxis le plus possible quand j’ai à faire des plus longs trajets. C’est pas beaucoup mon trip, me faire tremper comme ça. Surtout que je dois valoir beaucoup de points, moi la touriste.
Mercredi, toutes les fourmis sont sorties de leur nid en même temps. Tout d’un coup, toute la ville s’est animée. Et j’ai enfin pu faire mes entrevues. En fait, j’ai commencé à travailler après avoir été au bureau d’immigration pour renouveler mon visa. Je pensais que j’avais tout vu en voulant envoyer un paquet par la poste avant de quitter La Paz avec une heure d’allers-retours d’un service à l’autre. Au bureau d’immigration, j’ai fait 2h30 de maison qui rend fou, en ayant d´abord passé devant au moins 200 personnes sur le trottoir qui voulaient aussi entrer. Si j´avais pas fait ça, j´y serais encore! À un moment donné, j’ai même pensé laisser faire en me disant que j’allais payer l’amende quand j´allais sortir du pays à la place... J’ai toujours essayé de garder le sourire, mais le quatrième qui m’a donné une information contradictoire (toujours après que j´aie attendu longtemps en file) a senti que je commençais à en avoir plein mon casque. Et aussi celui qui m’obstinait que mon visa en était un de touriste et non de travail. Bref, 24h plus tard, j’ai retrouvé mon passeport avec un nouveau visa valide pour un autre 30 jours. C´est devenu un visa de touriste, mais je ne cherche plus à comprendre. J´ai une étampe valide, c´est l´important.
Cochabamba, ce n’est qu’à 2600 mètres. La température est bien plus clémente ici. Ça va aisément en haut de 20°C. Il y a des buissons fleuris, des palmiers, des fontaines. Et des moustiques, mais moins de chiens de ville et plus de voitures privées. À La Paz, elles ne comptaient que pour 20% peut-être. Ici, c’est la majorité. Malgré qu’un taxi passe quand même aux 15 secondes. Je suis dans un hôtel, dans ce qu’on peut appeler le centre-ville, à un coin de rue de la charmante place principale. J’apprécie beaucoup. Vive le Lonely Planet qui suggérait cet endroit! Mercredi soir, en tournant les postes de TV (oui, j´ai la TV dans ma chambre!), j´ai vu Jean-Marc Parent. Kossé!?!?!¿!?! Mon cerveau a fait un genre de court-circuit d´anachronisme de pays. C´était Les invasions barbares. Sous-titré en espagnol. Une nouvelle fois, j’ai oublié quelques instants que j’étais en Bolivie.
Ça m’a fait beaucoup de bien.
Pendant ma tournée de reconnaissance, j’ai eu une telle explosion de joie de voir un restaurant qui avait l’air d’un restaurant! Pas que ça n’existe pas à La Paz, mais c’est rare de trouver quelque chose qui ressemble à ce qu’on trouve au Québec, avec un vrai menu et des toilettes, en plus, complètes. Des références culturelles que je connais, quoi. Je suis aussi allée au cinéma. Il vient d’en ouvrir un il y a quelques semaines, le CinéCenter, une copie des mégaplex de chez-nous. (J’ai vu « Déjà vu », en anglais sous-titré espagnol. Bon choix.)
Cochabamba est une ville très différente de La Paz. L’architecture est coloniale. Beaucoup moins d’indigènes ici, en tout cas, moins de cholitas, ces femmes aux vêtements traditionnels. Et aussi, celles d’ici ont des jupes courtes et des chapeaux de paille(Quechua), contrairement aux jupes longues et chapeau melon de La Paz(Aymara). C’est aussi beaucoup plus contemporain, autant pour le look des gens que dans le fonctionnement. Dans les rues aux alentours, il y a des magasins, pas juste des kiosques sur le trottoir. Il y a des lumières aux coins des rues et elles sont presque respectées. Il y a des mini-bus aux routes identifiées et personne qui ne crie la destination par la fenêtre.
Mardi, je suis restée presque cloîtrée dans ma chambre, à écouter résonner les pétards continus. C’est que ces jours fériés sont des congés culturels pour rendre grâce à la Patchamama, la mère Terre, la Providence. Le monde s’achète des paquets d’offrandes préparés (avec les mêmes éléments utilisés par mon Kallawaya) et les font brûler devant ou dans leur magasin, en demande de protection et d’abondance. (Ça pue un peu partout) Et ils se tirent des ballounes d’eau dans les rues (depuis dimanche, ça n’arrête pas). Au total, j’en ai évitées 6, pour une reçue en plein ventre. Je trouve ça stressant de marcher dans la rue. C’est donc bizarre, hein, j’ai jamais eu peur de rien en Bolivie, sauf de me faire tirer des ballounes d’eau! Je prends des taxis le plus possible quand j’ai à faire des plus longs trajets. C’est pas beaucoup mon trip, me faire tremper comme ça. Surtout que je dois valoir beaucoup de points, moi la touriste.
Mercredi, toutes les fourmis sont sorties de leur nid en même temps. Tout d’un coup, toute la ville s’est animée. Et j’ai enfin pu faire mes entrevues. En fait, j’ai commencé à travailler après avoir été au bureau d’immigration pour renouveler mon visa. Je pensais que j’avais tout vu en voulant envoyer un paquet par la poste avant de quitter La Paz avec une heure d’allers-retours d’un service à l’autre. Au bureau d’immigration, j’ai fait 2h30 de maison qui rend fou, en ayant d´abord passé devant au moins 200 personnes sur le trottoir qui voulaient aussi entrer. Si j´avais pas fait ça, j´y serais encore! À un moment donné, j’ai même pensé laisser faire en me disant que j’allais payer l’amende quand j´allais sortir du pays à la place... J’ai toujours essayé de garder le sourire, mais le quatrième qui m’a donné une information contradictoire (toujours après que j´aie attendu longtemps en file) a senti que je commençais à en avoir plein mon casque. Et aussi celui qui m’obstinait que mon visa en était un de touriste et non de travail. Bref, 24h plus tard, j’ai retrouvé mon passeport avec un nouveau visa valide pour un autre 30 jours. C´est devenu un visa de touriste, mais je ne cherche plus à comprendre. J´ai une étampe valide, c´est l´important.
Cochabamba, ce n’est qu’à 2600 mètres. La température est bien plus clémente ici. Ça va aisément en haut de 20°C. Il y a des buissons fleuris, des palmiers, des fontaines. Et des moustiques, mais moins de chiens de ville et plus de voitures privées. À La Paz, elles ne comptaient que pour 20% peut-être. Ici, c’est la majorité. Malgré qu’un taxi passe quand même aux 15 secondes. Je suis dans un hôtel, dans ce qu’on peut appeler le centre-ville, à un coin de rue de la charmante place principale. J’apprécie beaucoup. Vive le Lonely Planet qui suggérait cet endroit! Mercredi soir, en tournant les postes de TV (oui, j´ai la TV dans ma chambre!), j´ai vu Jean-Marc Parent. Kossé!?!?!¿!?! Mon cerveau a fait un genre de court-circuit d´anachronisme de pays. C´était Les invasions barbares. Sous-titré en espagnol. Une nouvelle fois, j’ai oublié quelques instants que j’étais en Bolivie.
La bouffe ici est aussi différente. J’ai mangé un espèce de pain de maïs cuit dans des feuilles d’épi, une soupe aux rognons, une soupe aux arachides, un plat de foie(sans savoir que c’est ça que j’avais commandé), du steak frit, plein de salades de fruits tropicaux (vraiment pas chères), du Burger King frette (faut que j’arrête de chercher de la bouffe comme chez-nous, ça se peut pas ici), une crêpe provençale (c’était presque ça), des figues (comme chez Maryse et Pierre de Bordeaux...), et j’ai bu de la liqueur de malte sans alcool. Mais ce midi, le top : j’ai trouvé un resto végé, genre Commensal! Le bonheur.
L’est du pays est inondé depuis plusieurs jours. Il y a 700 000 sinistrés. El niño se manifeste durement. La route vers Santa Cruz a été coupée et est maintenant réouverte mais ça reste très difficile. J’ai compris aujourd’hui que c’était assez près d’ici que commençaient les problèmes. Ça ne change tout de même pas mes plans, je pars pour Sucre demain soir. Malgré qu’une partie de la route se fait dans la région qui a vu pleuvoir, les départs sont assurés. (Mais les arrivées, elles? Hahaha!!) Voyage de nuit de 10h. Je me paye le bus cama, soit avec siège qui se penche et appui jambes qui fait qu’on est presque couché. Quand même, c´était juste 2$ de plus qu ´un bus normal...
Aujourd´hui en fin de journée, je suis montée voir le Christ de la Concorde qui veille de la montagne sur Cochabamba. Celui-là par contre, il a pas juste des trous dans les mains comme le vrai. Il a plein de fenêtres partout dans le corps! C´est qu´on peut monter dedans pour voir la ville le dimanche. Et il est plus grand que celui de Rio de Janeiro! Na na na na na!
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