lundi 5 février 2007

Une fille dans les vestiaires et à la découverte des Kallawayas


(Le joueur avant Juan Daniel Salaberry et la reporter qui se permet un souvenir de sa visite dans le vestiaire du club The Strongest de La Paz...)

Hier, je suis allé au match de finale La Paz (The Strongest)-Santa Cruz(Oriente Petroleo) au stadium à côté. Mon docteur n´a pas pu venir, mais il m´avait tout arrangé. Quand je me suis présentée au stade à la porte 4, le garde a dit, avant même que j´ouvre la bouche: c´est vous la journaliste canadienne, entrez! Tu parles du service! (C´est la peau blanche qui m´ouvre tant de portes. J´ai des tonnes d´exemples déjà.) Je n´ai pas pu voir les joueurs avant, parce qu´ils étaient en séance de directives. Je me suis présentée après leur victoire. Je suis entrée dans le vestiaire des visiteurs perdants, pour interroger leur directeur technique (ç´a été bref et touchant), et ensuite, j´ai été dans celui de l´équipe de la ville. Je suis entrée pendant qu´ils criaient et brandissaient la coupe. J´ai eu le temps de prendre quelques photos avant de me faire sortir fermement. Mes appels de ¨¡Soy periodista canadiense!¨ n´ont rien donné, on s´en fout, pas de filles dans le vestiaire. J´ai donc docilement attendu à la porte. Mais j´avais de l´air d´une belle encore, à demander autour de moi qui était qui! Lui, est-ce que c´est un joueur? Il est où le directeur technique? Lui, ah oui, c´est le président du club, comment il s´appelle? Et de demander à chacun que j´ai interviewé comment s´épelait son nom... Ça ne les a pas choqués, ils étaient tous très courtois et patients. Mais je me disais, combien d´adolescentes seraient mortes de jalousie de savoir que je leur ai parlé si facilement, et que, le comble, c´est que je savais même pas leur nom... Aux innocents les mains pleines hein! Je me suis permise une photo avec celui que je trouvais le plus beau. Un relent de groupie en moi...

Demain, je me lève encore en pleine nuit. Pas pour le président cette fois. Je pars avec le bus de 6h, à l´autre bout de la ville, pour aller rencontrer les Kallawayas. Ce sont des médecins traditionnels Aymara, qui pratiquent toujours leur art guérisseur avec plantes et incantations. Je crois que pour le dépaysement, je vais être servie! Le village de Charanzani est à 9h de route. Juana m´a dit de prendre une place sur le côté droit du bus, que les paysages sont sensationnels. Pour qu´une Bolivienne dise ça, ça promet! Donc dodo tôt, et, ah oui, ne pas oublier de prendre mon Diamox ce soir...

Tiens, un orage qui commence! Et la gèle avec ça encore! J´ai mon manteau, on ne m´y prendra plus.

Silence radio jusqu´à samedi.

À la découverte!

4 commentaires:

Unknown a dit…

Bon, le frèrôt sage va encore parler.....

Belle photo ma soeur.... c'est Marc-André Coallier qui va être jaloux (hi hi hi... je la trouvais bonne)

Et pour la ride en autobus, si tu t'assis à droite pour y aller, pour revenir, assis toi à gauche pour voir les beaux paysages.... (Ouille j'y vais d'un élan d'humour ce soir)

Anonyme a dit…

bravo pour la photo...je te fais confiance pour la sélection du joueur...il est en effet très cute!!! Ta folie à la fois simple et pure mais intense m'inspire!!! Voici mon clin d'oeil, une sorte de cri tu coeur: Y'EN A PAS DU TOUT...ça te dit quelque chose n'est-ce pas?!!!

Anonyme a dit…

correction....cri DU coeur (et non cri TU coeur)!!!
je ne savais pas comment corriger mon erreur autrement!!!

Aline a dit…

Salut la belle voyageuse qui ne recule devant rien et qui fonce malgré les barrières, tu es vraiment persévérante. En tout cas tu sais ouvrir les bonnes portes.

Tu nous fais voyager avec toi. Tes récits sont tellement vivants que nous avons chaud ou froid c'est slon !!!.

Continue allègrement ton voyage et tes péripéties nous en sommes très heureux mais prends soin de toi. Nous t'embrassons. À bientôt.